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Il y a actuellment 4 dossier. D'autres viendront.

Nomenclature : l'influence d'E.A. Poe

Ce court dossier sur la nomenclature ne parle que des noms de quelques personnages : ceux liés au célèbre auteur fantastico-policer américan Edgard Allan Poe. Commençons par le plus évident :

Mr Poe : Poe, de son prénom Edgard (comme l'un des fils de son homonyme banquier), est un écrivain fantastico-policier de nationalité américaine, auteur de nombreuses nouvelles (Le Chat Noir,...)
Famille Baudelaire : Charles Baudelaire, poète français (les Fleurs du Mal,...) ayant également traduit de l'américain les oeuvres de... Edgar Allan Poe !
Dupin, Arsène (Inspecteur) : Le Chevalier Dupin est un détective, héros de trois nouvelles policières écrites par Edgar Allan Poe, parmi lesquelles "Double assassinat dans la rue morgue". Ces trois nouvelles, que leur auteur appelle "contes de ratiocination" ont influencé beaucoup de maîtres du roman policier. Il y a également aussi une référence sous-jacente mais plus apparente, celle faite au gentleman cambrioleur Arsène Lupin..

Plus de nomenclatures dans un prochain dossier.

Par Waldinut.

L'évolution de Prunille :

L'évolution de Prunille est importante dans cette trilogie. En l'espace de trois mois,elle amasse beaucoup d'expérience et grandit beaucoup. Ainsi, elle commence à marcher à la fin du tome 7, et jure qu'elle n'est plus un bébé dans les dernières pages du 10ème opus. Son langage aussi s'en ressent : celui-ci, de bruits vraiment incompréhensibles, devient peu à peu des déformations de mots réels, ou même des mots avec un rapport lointain.

Ainsi, quand Scylla ! signifie "c'est soit la maison volante, soit le bûcher !" dans le tome 7, elle exprime le choix cornélien qui s'impose grâce à une référence mythologique grecque, la légende de Charybde et Scylla ; ces-deux là étaient des monstres sévissant dans un coin de la Méditerranée. Si un quelconque bateau passait dans ce coin-là, il avait affaire à Charybde ; et pour l'éviter, il était forcé de foncer dans la gueule de Scylla. (Seul Ulysse les trompa tous les deux.)

Autre exemple, à référence historique cette fois : pour assurer à Violette et Quigley dans "La pente Glissante" qu'elle fera un bon espion, elle s'exclame : Matahari !, Mata Hari étant une supposée espionne de la deuxième guerre mondiale. Et comme Lemony Snicket est un habitué des références littéraires, pourquoi Prunille n'aurait-elle pas dit "Hugo", par rapport à Victor Hugo bien sûr, pour dire que l'on reconnaissait bien dans ses distiques le style d'Isadora ?

Il existe beaucoup d'autres références, parmi lesquelles les scientifiques (Leucophrys : "J'ai une idée : ce sont les corbeaux qui livrent les messages !" Leucophrys étant la deuxième parti du nom latin (nom scientifique) d'un oiseau, le bruant à couronne blanche.) ou les psychanalytiques (Greg signifie : "les foules" ; on apprend plus tard que la psychologie desdites foules est régie par l'instinct grégaire...).

Si, bien sûr, ces références ne sont que des facéties de l'auteur, il n'empêche que le langage de Prunille se rapproche peu à peu du commun des mortels. Ainsi, déchan signifie "des champs" (sous-entendu : clé), et distic "distique" ; et si Prunille fait aussi des contractions de phrases ("Olaf était déjà venu les rekidnapper" devient Olakipé) et s'exprime parfois même en d'autres langues (tel gradzié pour dire "c'est vraiment gentil à toi"), cela reste fort éloigné du Gaack signifiant "vous avez vu la drôle de forme qui vient de sortir du brouillard ?", premier mot prononcé par Prunille dans le tome 1 ; et même les sbires du Comte Olaf, avec un peu d'application, pourrait la comprendre, excepté, peut-être, quand elle prononce ses areuh areuh destinés à la faire passer pour un bébé innocent, et ses pietrisycamollaviadelrechiotemexity qu'elle parsème dans le tome 8 et qui signifient "du diable si j'y comprends goutte".

Par Waldinut.

Indices et clins d'oeil du premier film

Dans le premier film, Olaf fait et dit beaucoup de choses intéressantes. La scène où le soi-disant Comte attend dans une épicerie que le train percute la voiture dans laquelle se trouvent les orphelins, malgré ses airs de non-essentialité, recèle un indice majeur et un grand clin d'oeil.

Ce clin d'oeil se trouve sur la couverture du journal que lit le Comte : on y voit une photo de Lon Chaney dans son rôle de "Fantôme de l'Opéra" ; le clin d'oeil étant que Bill Corso, le mquilleur, affirme que le Comte Olaf est un mélange de diverses choses parmi lesquelles ce même Lon Chaney (plus de détails ici).

Pas primordial, me direz-vous. Et vous aurez sûrement raison. Mais jetons maintenant un coup d'oeil à la dernière page de ce journal. L'on peut voir dessus, écrit en grand, Veritable French Dinner... VFD, le correspondant anglophone de V.D.C ! Est-ce que ce Veritable French Dinner existe vraiment dans la version anglaise ? Je n'en sais rien ! Si quelqu'un qui l'a lue pouvait me le dire...

Mais le Veritable French Dinner ne figure pas que sur une feuille de chou. Olaf y fait une légère allusion : dans la version anglaise du film, quand Olaf rentre avec sa troupe après le théâtre, qu'il surprend les enfants en train de laver le sol et qu'il leur demande pourquoi ils ne sont pas en train de préparer le dîner, les Baudelaire disent... Dinner ? (en anglais) Et le Comte répond quelque chose comme : oui, "dinner", c'est le mot français pour repas. Français, dinner...

Malheureusement, en français le sens se perd, car cela est traduit par "oui, chez les gens corrects on dîne après le théâtre".

Il y a bien d'autres clins d'oeil : ainsi, comme le divulguent les bonus, la une des journaux ornant les étagères de l'épicerie parlent de multiples incendies ou des magasins de longues-vues, et le Comte Olaf a recourt au mot "pharaonique" si cher au tome 4.

par Waldinut.

Comparatif Belgique/France des DVD's

Bizarrement, il semblerait que la version 1 DVD, contrairement à celle en contenant le double, soit différente selon qu'on l'achète en France ou en Belgique.

Tout d'abord, la couverture : chacune reprend l'image d'une affiche du film. La France celle -ci :
édition française
Et la Belgique celle-là :
édition belge

Ensuite, le résumé apéritif change également : en France, il est le même que pour la version 2 DVD (voir page du film). Il connaît en Belgique une légère modification et devient :

Cher spectateur,
Si vous aimez les films pleins de lapin qui chantent, de vaisseaux spatiaux qui explosent, ou de supporters qui crient, le DVD que vous avez entre les mains n'est pas le bon.
Ce film est très angoissant... une expression qui signifie ici " une mésaventure palpitante qui parle de trois orphelins très ingénieux et d'un acteur infâme, le Comte Olaf (Carrey), qui veut s'emparer de leur immense fortune."On y voit un incendie suspect, des pâtes délicieuses, Jim Carrey, des sangsues mal élevées, une dangereuse vipère au venir mortel, mais aussi Meryl Streep et un imposteur sous les traits de Jude Law. Les seules choses qui pourraient rendre ce film à grand spectacle encore plus inquiétant sont les suppléments tel que le commentaire que je présente ou les prises rejetées qui font rire jaune.
Il est de mon devoir de poursuivre mes recherches sur la vie des orphelins Baudelaire, mais libre à vous de chercher quelque chose de plus léger à vous mettre sous la dent, comme une fondue au fromage bleu.
Avec mes sentiments respectueux,

Lemony Snicket

Il y a dans cette quatrième de couverture-ci certaines choses plus fidèles, tel les "sentiments respectueux" plutôt que le "respect" et le dernier paragraphe. Mais il y a aussi des paraphrases commerciales, tel que grand spectacle ou mésaventure palpitante, et des détails déstabilisant tels que pâtes délicieuses...

Heureusement, le contenu, lui ne connait guère de variations, si ce n'est une, au niveau du choix des langues de sous-titres : la possibilité d'un sous-titrage en Arabe n'est pas donnée en Belgique, mais elle ajoute par contre celle des sous-titres en Néerlandais.

par Waldinut.