ROSE-MARIE VASSALO

UNE TRADUCTRICE FIDELE A L'AUTEUR COMME A SA LANGUE

"Rose-Marie Vassalo a grandi (pas beaucoup) dans les arbres et dans les livres, souvent les deux à la fois. Descendue des arbres - il faut bien devenir adulte !- a choisi d'écrire et de traduire des livres, surtout des livres pour enfants -il faut bien rester enfant ! Signe particulier : grimpe encore aux arbres, mais les chosit désormais à branches basses."

"Rose-Marie Vassalo savoure tous les soirs, depuis le pas de sa porte, le spectacle de corbeaux regagnant leur corbeautière à tire d'aile. Mais sous leur arbre dortoir -où ces honnêtes freux bretons laissent plus de blanc que de noir-, elle n'a trouvé à ce jour ni poème ni message codé"

"Rose-Marie Vassalo ne s'attendait guère, en adoptant le trio Baudelaire (traduire est une forme d'adoption), à tant de chausse-trappes littéraires, d'anagrammes en acrostiches et autres messages cryptiques. Er qui sait ce que lui réserve la suite - logogriphe, palindrome ou charade à tiroires ?"

"Rose-Marie Vassalo aimerait bien pouvoir lire dans sa boule de cristal où l'emmènent les étranges découvertes de Mr Lemony Snicket, mais ladite boule a fait une mauvaise chute lors du dernier rangement quinquennal de son bureau -et pas moyen d'en retrouver une Vraiment Digne de Confiance !"

"Rose-Marie Vassalo n'a jamais bricolé d'hélicoptère miniature à partir d'un batteur à oeufs, et pourtant elle se sent très proche de Violette Baudelaire. A cause de ce couteau à pain dans la poche, entre autres - sans parler des vieux doutes classiques, des vraies décisions cruciales, ni du verso des choses."

"Malheur aux faiseurs de traductions littérales, qui en traduisant chaque parole énervent le sens ! C'est bien là qu'on peut dire que la lettre tue, et que l'esprit vivifie."

Rose Marie Vassalo lors d'une séance de l'atlf

Cette citation semble tout à fait s'accorder avec l'esprit de traduction de Rose-Marie Vassalo, de son nom complet Vassalo-Villaneau ; malgré des romans très difficiles à traduire -acrostiches et anagrammes à foison jalonnent le terrain d'embûche-, Rose-Marie Vassalo livre une adaptation fidèle à sa langue comme à l'auteur et l'esprit dans lequel il a écrit son roman. (voir le dossier à propos de la traduction et ses embûches)

Alors a-t-elle un défaut ? Oui, elle en a un. Elle semble avoir certaines difficultés avec le pronom relatif "dont", dont (c'est un peu "re-dont-dant") elle a fait, à deux ou trois reprises, un usage assez hasardeux.

Elle a également traduit "Par une nuit noire" de Clayton Bess, écrit originellement en anglais libérien (mélange de l'anglais et du kpellé libérien), "Skellig" de Michèle Kahn, "Jessica Anderson" de Tirra Lirra ,"13 contes de Chine" ou encore "Un appétit d'ogre" de Lesley Newson.

Impliquée à fond dans son travail de traductrice, elle est membre de l'ATLF, l'Association des Traducteurs Littéraires de France. (leur site web)

Comment le Grand Nord découvrit l'été

Rose-Marie Vassalo n'est cependant pas que traductrice, elle est aussi auteur, auteure, autrice, en bref, elle écrit des livres. Pour enfants, en l'occurence. Par exemple : "Comment le Grand Nord découvrit l'été", livre de 23 pages basé sur un compte améridien et édité chez Flammarion dans la collection père castor, avec des dessins d'Aurélie Blanz, pour un public agé de 3 à 7 ans. Format : 21x18 cm ; coût : 0.57€.